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Vers où va-t-on ?: La Chine se prépare à une guerre commerciale depuis plus d’une décennie

Vers où va-t-on ?

La Chine se prépare à une guerre commerciale depuis plus d’une décennie

Posted: 13 Aug 2018 04:36 AM PDT
Article original de Brandon Smith, publié le 12 juillet 2018 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Chaque bataille est gagnée AVANT d’être engagée – Sun Tzu

Le crash de 2008 a apporté avec lui une série de paradigmes économiques étranges rarement, voire jamais vus dans l’histoire ; paradigmes qui ont renversé l’analyse budgétaire normale. Alors que certains fondamentaux restent les mêmes, peu importe ce qui se passe, la présentation de ces données a été délibérément faussée pour cacher la vérité. Mais quelle est la vérité ? Au fond, la vérité est que la plupart des économies du monde sont beaucoup plus faibles que ce que les gouvernements et les banques centrales ont montré. Cela est particulièrement vrai pour les États-Unis.

Cela dit, un pays poursuit une stratégie opposée depuis de nombreuses années – ce qui signifie qu’il a caché sa préparation économique plus que ses faiblesses. Je parle bien sûr de la Chine.

Lorsque nous mentionnons la Chine dans le monde de l’analyse alternative, plusieurs problèmes surgissent : l’endettement croissant de la Chine, les dépenses gouvernementales pour des programmes d’infrastructure apparemment inutiles comme des « villes fantômes », la banque centrale chinoise et son sous-ensemble de corporations aux chiffres financiers opaques. Ces choses alimentent l’idée que lorsqu’une catastrophe financière mondiale va se produire, inévitablement, elle va émaner d’abord de la Chine. Elles donnent également au public américain la fausse impression qu’une guerre commerciale contre la Chine sera facilement gagnée et que la Chine va immédiatement faiblir sous le poids de ses propres instabilités voilées.

Cependant, si l’on étudie réellement le comportement et les activités de la Chine au cours de la dernière décennie, on peut voir apparaître une méthodologie derrière la folie apparente. En fait, certaines actions de la Chine semblent suggérer que ce pays se prépare depuis des années aux conditions géopolitiques exactes que nous voyons aujourd’hui. C’est comme si quelqu’un les avait prévenus à l’avance…

En termes de préparation à une guerre commerciale avec les États-Unis, la Chine a mis en œuvre plusieurs mesures importantes. Par exemple, pendant au moins les dix dernières années, le pays a délaissé une économie purement exportatrice et réduit sa dépendance aux ventes de biens aux États-Unis. En 2018, les achats chinois de biens de consommation devraient surpasser ceux des consommateurs américains. Au cours des cinq dernières années, la consommation intérieure en Chine a représenté entre 55% et 65% de la croissance économique, et la consommation privée a été le principal moteur de l’économie chinoise – PAS les exportations.

L’argument selon lequel la Chine est en quelque sorte dépendante des marchés et des consommateurs américains pour maintenir son économie en vie n’est qu’un mensonge. La Chine attire maintenant un marché au détail aussi attrayant que celui des États-Unis, et son marché intérieur pourrait prendre le relais au cas où les marchés américains seraient soudainement fermés aux exportations chinoises.
Le problème de la croissance rapide de la dette chinoise est souvent présenté comme le principal argument contre la survie de cette nation à une réinitialisation économique mondiale ou à une guerre commerciale, avec son système bancaire parallèle menaçant de déclencher une longue crise cachée du crédit et une chute des marchés boursiers. Mais ce n’est pas l’histoire complète.

Le montant exact de l’impression de monnaie fiduciaire que la banque centrale de Chine a entrepris après l’accident de 2008 n’est pas connu. Certaines estimations calculent la dette de la Chine à environ 250% de son produit intérieur brut. Selon les normes habituelles, cela suggère qu’une crise du crédit est imminente. Mais l’intérêt soudain de la Chine pour l’expansion de la dette était-il une simple réaction ou faisait-il partie d’un plan plus vaste ?

Juste après 2008, un argument commun contre la résilience de la Chine était la notion que la Chine dépendait de sa détention de réserves en dollars américains afin de maintenir faible sa propre monnaie. Cela signifie que les entreprises chinoises ont dû vendre des biens aux États-Unis en échange de dollars, qu’elles ont ensuite échangés avec la banque centrale contre des yuans. La banque centrale chinoise détenait alors ces milliers de milliards de dollars en réserve pour maintenir le dollar artificiellement plus fort sur le marché mondial, et le yuan plus faible, soutenant et perpétuant ainsi l’ancien modèle d’exportation.

De toute évidence, cet argument n’est plus applicable ou carrément absurde.

L’expansion de la dette propre de la Chine et l’émission d’obligations du Trésor ont commencé en 2005 dans le cadre du programme « Panda Bond ». À l’époque, cette information a été traitée comme une nouveauté ou une blague par la communauté économique dominante. Aujourd’hui, c’est une puissante motrice, car les actifs libellés en yuan se répandent dans le monde entier.

La Chine n’a plus besoin de détenir des dollars ou des actifs libellés en dollars afin de maintenir sa devise plus faible pour les marchés d’exportation. Elle peut simplement gonfler et monétiser sa propre dette, tout comme le font les États-Unis. Mais pourquoi la Chine prendrait-elle la peine de le faire ? Pourquoi sauter dans le même jeu de dette qui a causé tant de problèmes aux nations occidentales ?

Peut-être parce qu’elle sait quelque chose que nous ne savons pas. Au cours de la phase initiale de la crise des produits dérivés, la possibilité pour la Chine de rejoindre le panier des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international a pris le devant de la scène. Avec le yuan en tant que membre du panier de DTS, son potentiel de devenir un centre financier pour le commerce mondial plutôt qu’un simple centre d’exportation et d’importation serait assuré. Mais le FMI a fixé certaines conditions avant que la Chine ne puisse y adhérer. L’une de ces exigences était une liquidité monétaire beaucoup plus grande et un marché du yuan plus « librement utilisable ». En d’autres termes, pour que la Chine rejoigne le panier des DTS, elle devait d’abord s’endetter considérablement.

C’est exactement ce qu’elle a fait : ne pas soutenir son système bancaire (bien que cela soit une excuse valable) ou soutenir forcément ses marchés boursiers. Au contraire, la Chine voulait un siège à la table du « nouvel ordre mondial », et elle a acheté ce siège grâce à une expansion massive de la dette. La Chine a été officiellement incluse dans le panier de DTS en 2016.

La Chine a été un ardent défenseur du système du panier de DTS, et le pourquoi devient clair si vous comprenez ce que les globalistes ont l’intention de faire pour l’avenir du cadre monétaire mondial. Ce plan a été décrit pour la première fois dans le magazine The Economist contrôlé par les globalistes en 1988 dans un article appelant aux débuts d’une monnaie mondiale en 2018. L’article stipule que l’économie américaine et le rôle du dollar comme réserve mondiale devraient être diminués, et que le panier des droits de tirage spéciaux du FMI pourrait être utilisé comme un pont pour mettre en place une monnaie unique pour toutes les économies du monde.

Cette monnaie serait bien sûr administrée et contrôlée par les élites bancaires du FMI.
Depuis 2009, la banque centrale chinoise a demandé que le panier de DTS devienne une « monnaie de réserve super-souveraine », autrement dit un système monétaire mondial. En 2017, le vice-gouverneur de la banque centrale de Chine a déclaré que les banques centrales devraient accroître leur utilisation du panier de DTS en tant qu’unité de compte et qu’une plus grande liquidité en DTS devrait être encouragée. En 2015, la banque centrale chinoise a suggéré que le système du panier de DTS « passe au tout numérique », en créant une version électronique de cette monnaie de réserve afin qu’elle puisse se répandre rapidement.

Il n’est pas surprenant que le FMI soit entièrement d’accord avec ce plan et ait même suggéré dans des articles récents sur son site Web que les cryptomonnaies et la technologie de type blockchain sont l’évolution future du système monétaire.

Le globaliste notoire George Soros a révélé quelques détails plus sombres de ce que le FMI appelle la « réinitialisation économique mondiale » dans une interview en 2009 ; ces détails comprenaient une économie américaine affaiblie, un dollar moins fort et que la Chine devienne un nouveau moteur économique pour le monde.

Enfin, la Chine s’est clairement préparée à une crise considérable du dollar ou de la stabilité économique mondiale, comme en témoigne son stockage soudain et agressif de réserves d’or au cours de la dernière décennie. Seulement récemment surpassée par la Russie dans les achats, la Chine est l’un des acheteurs nationaux d’or les plus agressifs. Un stock d’or en expansion constituerait une couverture efficace contre l’effondrement du marché du dollar. Si le dollar perd son statut de réserve mondiale, des pays comme la Chine et la Russie sont bien placés pour en atténuer les dommages. Compte tenu du fait que le FMI détient officiellement environ 3 000 tonnes d’or, les globalistes sont également bien placés en cas de crash du dollar.

Il semblerait que la Chine ait été incluse à plusieurs niveaux dans le plan de réinitialisation globale. Toutes les actions mentionnées précédemment suggèrent une connaissance anticipée d’un changement radical du modèle du dollar. La guerre commerciale elle-même fournit une couverture parfaite pour cette réinitialisation économique, comme je l’ai mis en garde dans mes derniers articles. La Chine jouerait un rôle important dans la réinitialisation, car elle a la capacité de vendre massivement les bons du Trésor américain et lâcher ainsi le dollar comme monnaie de réserve mondiale, provoquant une réaction en chaîne sur les marchés mondiaux alors que leurs partenaires commerciaux sont organisés en une chaîne de domino.

Ils vont probablement le faire tranquillement (comme la Russie l’a fait récemment), afin de se débarrasser de leurs bons du Trésors américains avant que la nouvelle de ces ventes frappe les médias dominants. Les principaux bénéficiaires de cet acte seront les globalistes, tandis que la Chine s’est placée pour survivre (pas nécessairement pour prospérer) pendant le chaos. Il n’en va pas nécessairement de même pour les États-Unis, dont le talon d’Achille est la dépendance totale à l’égard de la primauté du dollar.

Brandon Smith

Vers où va-t-on ?: Une retraite dans la mauvaise poésie

Vers où va-t-on ?

Une retraite dans la mauvaise poésie

Posted: 14 Aug 2018 08:31 AM PDT
Article original de Dmitry Orlov, publié le 2 août 2018 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Cela fait plus de deux semaines que Poutine a parlé à Trump à Helsinki, et le brouhaha autour de cette réunion s’est un peu calmé, ce qui a permis de rassembler quelques réflexions sur ce qui s’y était dit. Évidemment, il y avait beaucoup à discuter pour ces deux chefs d’État, simplement pour éviter que la situation internationale ne devienne incontrôlable, et peut-être l’ont-ils fait. Et, de toute évidence, la seule chose que ces deux pays n’auraient pas pu faire est d’empêcher la situation politique aux États-Unis de devenir incontrôlable.

Peut-être plus important encore, ils ont décidé de relancer le processus visant à remettre sur les rails les pourparlers sur la limitation des armements stratégiques. En réponse à l’abandon par les États-Unis du Traité antimissile antibalistique en décembre 2001, la Russie a passé ces 17 dernières années à développer de nouveaux systèmes de missiles hypersoniques et suborbitaux, certains à propulsion nucléaire et à autonomie illimitée. Ces nouvelles armes ont enterré les rêves de l’Amérique de pouvoir jamais réussir une première frappe nucléaire contre la Russie. Elles ont également réduit le statut des systèmes américains de défense balistique à celui de ferraille très coûteuse. Maintenant que la destruction mutuelle assurée est une fois de plus garantie, il est parfaitement logique que les deux superpuissances nucléaires du monde recommencent à chercher comment garantir la sécurité de l’autre, car toute alternative comporte le risque d’anéantissement nucléaire des deux côtés.

Il semble assez évident que la tenue de pourparlers sur la prévention d’une conflagration nucléaire accidentelle face à des circonstances stratégiques radicalement modifiées est plus importante que tout autre chose. Et pourtant, en Occident, la couverture médiatique de l’événement était dans la lignée de cette manchette de la BBC : « Trump se range aux côtés de la Russie contre le FBI au sommet d’Helsinki ». À leurs yeux, Trump a brisé une règle cardinale en allant à l’encontre du récit de « l’ingérence électorale russe ». En passant, le titre de la BBC est stupide : la Russie n’a pas pris parti contre le FBI. Poutine a déclaré que dans une démocratie, seuls les tribunaux peuvent décider de la véracité de ces allégations, et a offert la coopération du gouvernement russe dans leur enquête. Mais ses mots sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Au lieu de cela, le monde a été contraint d’être témoin d’un spectacle très étrange : le président américain a été accusé de rien de moins que de « trahison ». Le mot est entre guillemets parce que ce n’est pas possible : aux États-Unis, la trahison est spécifiquement limitée à l’acte d’aider et d’encourager un ennemi en temps de guerre et ne s’applique pas aux présidents américains qui ont des entretiens avec des dirigeants étrangers.

La réaction des médias américains a été largement discutée dans les médias russes, et a été communément appelée d’« hystérique ». Mais je pense que cette caractérisation manque la cible. Oui, vous pourriez faire référence métaphoriquement à ce qui s’est passé en utilisant des termes empruntés à la psychologie ou à la psychiatrie, mais je ne pense pas que cela ajoute vraiment à la clarté. À quoi sert un diagnostic s’il ne peut être suivi d’une thérapie ou d’un traitement ? S’il y avait la possibilité que des hommes en costume blanc courent sur le plateau de CNN ou MSNBC, brandissant des seringues et des camisoles de force, alors, bien sûr, appelez ça « hystérie » ou « psychose » ou ce que vous voulez. Mais la probabilité que cela se produise est nulle. Plus précisément, ces journalistes, qui ne sont pas tout à fait des journalistes, qui aiment jeter des contrefaits dans tous les sens pour accuser Trump de trahison sans même se donner la peine de « googler » le mot « trahison », car dans ce cas ils auraient découvert que le terme ne s’applique pas et ils auraient essayé d’en utiliser un différent. Ils auraient peut-être essayé de se brancher sur la « déloyauté », mais après avoir pris connaissance de la chaîne de commandement au sein de l’Exécutif, ils auraient découvert que l’exigence de rester loyal revient au FBI et non au président. Ils auraient été forcés de descendre dans la liste pour opter pour autre mot, « scepticisme », ce qui est bien le cas en réalité.

Mis à part les métaphores psychologiques, qu’est-ce qui a possédé (une autre métaphore) les mass-médias aux États-Unis pour appeler Trump un «traître? Nous avons déjà établi que ce discours ne pouvait pas donner lieu à une action (en raison des limitations légales sur le sens du terme «trahison»). Il se compose de mots et de phrases évocatrices mais absurdes, répétées sans cesse avec beaucoup d’emphase. Si l’on considère que la politique signifie la poursuite du possible, cela ne peut même pas être qualifié de discours politique. Plus ou moins par processus d’élimination, nous sommes forcés de conclure que c’était… de la poésie. Pas une bonne poésie, à notre avis, mais quelque chose plus dans le sens de la poésie Vogon tel que décrite par Douglas Adams : le genre de poésie qui, récité, amène les spectateurs à se cannibaliser ou à mourir d’hémorragie interne. Comparez, par exemple, la prose de John McCain

Aucun président précédent
Ne s’est jamais abaissé de manière plus abjecte
Sinon un tyran !

et le prostetnic Vogon de Douglas Adams, Jeltz de dire:

Je devrais vous déchirer
Dans les gobberwarts
Avec mon blurglecruncheon !

Mais je pense que c’est Trump qui a commencé ce slam poétique, avec cette salade de mots :

Le président Poutine dit que ce n’est pas la Russie.
Je ne vois aucune raison pour cela …

Il corrigea ensuite avec facétie :

Je ne vois aucune raison pour que ce ne soit pas…

Ces lignes sont dignes du poète lauréat d’Adams, Grunthos le Flatulent.
Qu’est-ce qui a poussé cette retraite américaine vers la mauvaise poésie ? Peut-être que cela a quelque chose à voir avec la prise de conscience que les États-Unis ne sont plus dominants ou prééminents dans le monde, dans tous les sens du terme. Cette prise de conscience doit être cachée par tous les moyens possibles, car de telles pensées ne sont tout simplement pas autorisées dans les médias dominants de la seule nation exceptionnelle du monde. Les poèmes sont utiles ici en ce sens qu’ils n’ont aucune valeur de vérité. Vous ne pouvez pas plus contester un poème que vous pouvez remettre en question les mots de l’hymne national. (« Non, notre drapeau n’était pas encore là ! »). Les poèmes sont, simplement, et si vous remettez en question leur véracité, alors vous êtes contre la poésie elle-même. Même chose avec le récit de l’ingérence/collusion/piratage en Russie : « il est », point à la ligne. Dire que ce n’est pas, est comme dire que Mary n’avait pas de petit agneau.

Je vais vous laisser avec de la poésie Vogon. Il y a presque dix ans, à la fin de 2009, j’ai rédigé quelques prédictions pour la prochaine décennie. Une de mes prédictions, et que je maintiens, est que les Américains, incapables de modérer leur appétit face à des circonstances radicalement modifiées, vont

se consumer dans l’oubli
comme tant de requins éventrés mais toujours voraces
se gaver sans cesse
de leurs propres entrailles flottantes.

Les cinq stades de l’effondrement

Dmitry Orlov

Vers où va-t-on ?: Trump contre la FED : l’Amérique sacrifiée sur l’autel du NOM

Vers où va-t-on ?

Trump contre la FED : l’Amérique sacrifiée sur l’autel du NOM

Posted: 15 Aug 2018 03:21 PM PDT
Article original de Brandon Smith, publié le 26 juillet 2018 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Il y a un décalage au sein du mouvement de la liberté sur la notion de l’endroit où trouver la racine du globalisme. Un groupe de personnes au sein du mouvement semble penser que la source du globalisme réside en Amérique même ; que l’impérialisme américain est la base du système globaliste et que le dollar est le mécanisme le plus important pour soutenir leur puissance. C’est une simplification sommaire du problème.

De nombreuses idées fausses découlent de l’idée que les globalistes ont réellement une loyauté envers le système américain. Par exemple, au cours des dernières années, vous avez souvent entendu l’argument selon lequel la Réserve fédérale « ne mettrait jamais fin au QE », qu’elle « ne laisserait jamais tomber les marchés boursiers », qu’elle « n’augmenterait jamais les taux d’intérêt », etc. Toutes ces hypothèses reposaient sur l’idée que les banquiers centraux et les globalistes ont besoin de l’économie américaine et du système du dollar pour maintenir le contrôle financier du monde en général.

Toutes ces hypothèses se sont révélées complètement fausses, car les deux dernières années montrent, dans les fondamentaux financiers, les effets directs de la FED retirant son soutien artificiel à l’économie américaine. En particulier, nous avons assisté à une flambée de la dette des entreprises et de celle des consommateurs depuis le crash de 2008. Les entreprises se démènent pour compenser le relâchement des mesures de relance de la FED, et elles creusent elles-mêmes leur tombe dans le processus.

Non seulement cela, mais nous avons de nombreux exemples de fonctionnaires de la FED admettant qu’un crash sur les marchés et l’économie se produirait si la FED coupait son soutien. Cela inclut le président actuel de la FED, Jerome Powell, qui a décrit le résultat des réductions de bilans et des hausses de taux d’intérêt en 2012. Les sceptiques ne peuvent donc pas argumenter que la FED est inconsciente de ses propres actions et de leurs conséquences. Les banquiers centraux savent exactement ce qu’ils font et ce qui va arriver en conséquence. Ils font délibérément chuter l’économie américaine alors que de multiples secteurs sont suspendus aux effets de la mince hausse des taux d’intérêt, faible mais en hausse constante, et aux réductions d’impôts de Trump.

Cela a causé une confusion considérable pour de nombreux analystes alternatifs. Ils ont passé tellement de temps à fonctionner sous l’idée que la FED protégera les marchés américains, protégera le dollar et se protégera ainsi elle-même. Ce qu’ils ont refusé d’accepter, c’est la possibilité que la FED soit en fait un kamikaze dont le but est de se détruire elle-même et tout ce qui l’entoure, faisant ainsi tomber l’Amérique de l’intérieur.

Mais pourquoi les globalistes le feraient-ils ? Pour ceux qui supposent que l’économie américaine représente la « poule aux œufs d’or », ce que je décris ci-dessus est inconcevable. Afin de comprendre ce qui se passe et pourquoi nous devons rejeter le mensonge selon lequel l’Amérique est une oie dorée qui soutiendrait perpétuellement l’agenda globaliste. Au contraire, l’Amérique est plus comme un hôte des parasites globalisants, et une fois que l’hôte est vidé de toute vitalité, les parasites partiront et passeront à des cibles plus grandes et meilleures.

En d’autres termes, tout comme de nombreux empires avant lui, le système américain a servi un objectif pour une fenêtre de temps particulière. Il a été exploité comme un moyen de parvenir à une fin, et maintenant les élites bancaires passent à un « nouvel ordre mondial » dans lequel l’Amérique joue un rôle plus réduit. C’est pourquoi la FED continue d’agir d’une manière qui semble déconcertante pour tant de personnes. C’est pourquoi la FED prend des mesures dont les dirigeants ont ouvertement admis qu’elles entraîneront un crash. Ils VEULENT veulent un crash.

La FED elle-même n’est qu’une coquille vide. C’est une institution de papier, représentant un ensemble d’illusions qui sont traitées comme concrètes. Si nous cherchons le sommet de la pyramide globaliste, nous ne commencerions certainement pas avec la FED. La FED est un outil pour manipuler le cadre politique et le moteur économique des États-Unis, et comme toutes les autres banques centrales du monde, ses politiques sont dictées par des entités beaucoup plus importantes comme la Banque des règlements internationaux (BRI).

Ce sont des organisations comme la BRI et le FMI qui deviendront les nouveaux centres du monde financier alors que l’économie américaine et le dollar sombreront dans l’obscurité. J’ai décrit ce plan en détail dans mon article intitulé « Explication sur la la fin du jeu économique », mais il a fallu beaucoup de temps pour que les faits que j’ai présenté soient acceptés par une plus grande partie du mouvement. L’affirmation que la FED « ne se sacrifierait jamais » est une distraction puissante de la vérité.

Les globalistes ne se soucient pas du maintien du système américain tel qu’il est. Ils sont même prêts à l’affaiblir afin de créer le chaos nécessaire pour générer un capital social et politique ; le genre de capital qui leur achètera une réinitialisation économique mondiale et leur soi-disant « nouvel ordre mondial ». Au sein de cette construction, les masses seraient amenées à accepter une centralisation ouverte du contrôle financier et politique entre les mains d’une minorité d’élites bancaires. C’est-à-dire que les globalistes ne veulent plus se cacher ; ils préfèrent être à découverts et vénérés comme les sauveurs de l’humanité plutôt que méprisés comme un cancer organisé.

Afin de réaliser une telle farce fantastique, certaines mesures doivent être prises. En particulier, quelqu’un d’autre doit prendre sur lui la responsabilité des conséquences désastreuses de la réinitialisation globale quand elle va s’accélérer.

Donald Trump fait parfaitement l’affaire pour un certain nombre de raisons, mais le bouc émissaire ultime pour un crash du système américain n’est pas Trump seul, mais l’idéal conservateur dans son ensemble. J’ai soutenu pendant un certain temps que Trump est probablement une opposition contrôlée – un joueur de flûte pour les conservateurs. Sa rhétorique est presque tout ce que les défenseurs de la liberté et les Républicains aiment entendre, mais ses actions ne correspondent pas toujours à ses paroles.

En particulier, l’intronisation de plusieurs élites bancaires et de membres du Council on Foreign Relations dans le cabinet de Trump rend impossible qu’un véritable changement se produise au sein de la Maison Blanche, sans parler du reste à Washington. C’est probablement pourquoi nous avons vu Trump changer d’opinion sur tant de problèmes récemment. Trump est censé présenter le visage d’un pilier conservateur « populiste » tout en faisant en même temps appel aux petites mains globalistes, debout derrière son épaule dans le bureau ovale.
Plus spécifiquement, Trump a inversé son discours sur sa relation avec la FED à plusieurs reprises.

En septembre 2016, Trump a attaqué la FED lors de sa campagne déclarant qu’elle maintenait les taux d’intérêt bas et le dollar faible, afin de stimuler artificiellement les marchés boursiers pour l’administration Obama. C’était largement vrai, même si la FED ne se souciait pas de protéger l’image d’un président en particulier. Au lieu de cela, elle se préparait à la réinitialisation globale tout en s’apprêtant à jeter le blâme sur leur bouc émissaire populiste.
Après son entrée en fonction, Trump a soudainement changé d’attitude, offrant un soutien total à Janet Yellen puis à Jerome Powell tout en prenant le crédit de la flambée des marchés alimenté par les achats au bilan de la FED et les taux bas. Trump à l’époque a également déclaré qu’un dollar fort était bon pour l’Amérique.

Aujourd’hui, la situation a encore changé. Trump a maintenant subitement un conflit avec la Réserve fédérale et le dollar index en hausse, exprimant ses préoccupations que la FED crée des conditions qui mèneront à des difficultés dans la guerre commerciale en cours ainsi qu’à une crise économique. Les craintes augmentent au sein des cercles économiques dominants que cela mène à une guerre entre Trump et la FED. Certains théorisent même que Trump pourrait essayer de prendre le contrôle de la FED complètement.

Pour l’observateur occasionnel, tout cela fait apparaître Trump comme plutôt schizophrène – mais peut-être que c’est l’idée.

L’utilité de la FED pour les globalistes diminue. Leur seul travail consiste maintenant à continuer à relever les taux d’intérêt et à réduire leur bilan en procédant à une démolition contrôlée des marchés financiers et des marchés actions. Une fois que ça sera fait, il ne restera plus au dollar qu’à perdre son statut de monnaie de réserve mondiale et le sabotage des États-Unis sera terminé.

Une bataille entre Trump et la FED sert à plusieurs fins. Premièrement, elle couvre le démantèlement des actions américaines et du dollar américain, de même que la guerre commerciale (également imputée à Trump). Un conflit entre le président des États-Unis et la FED conduirait à des doutes importants sur la sécurité des investissements dans les actions américaines, sa dette et sa monnaie.

Deuxièmement, si Trump est perçu comme « sévissant » contre la FED, les activistes de la liberté qui sont sceptiques à l’égard de l’administration Trump et de son cabinet globaliste pourraient être attirés dans le gouffre et soutenir des politiques qui finiront par altérer la liberté. Le démantèlement de la FED il y a plusieurs années aurait causé des dommages irréversibles aux élites bancaires et à leurs plans pour une reprise économique parfaitement synchronisée. Aujourd’hui, c’est trop peu, trop tard. En fait, les globalistes peuvent PRÉFÉRER que la FED soit abattue par les conservateurs maintenant afin que nous devenions les méchants maladroits qui ont déclenché une panique financière historique.

Cela ne veut pas dire que je soutiens la poursuite de l’existence de la FED, mais je tiens à souligner que Trump ne parle pas de la lutte contre le FMI ou la BRI, et que personne d’autre n’en discute dans les médias. Retirer un appendice sacrificiel au calamar vampire est inutile ; nous devons aller vers des organisations au sommet et les fermer toutes pour faire une différence au niveau du résultat. Le fait qu’ils sacrifient la FED et le dollar n’aident pas les choses.
Je crois que la « schizophrénie » de Trump sur la FED n’est due, simplement, qu’à sa lecture du script qui lui a été donné. Je ne pense pas que les globalistes aient toujours été certains de vouloir utiliser la tactique d’une crise d’un président contre la FED. Mais, j’ai prédit au début de 2017 que c’est exactement ce qu’ils finiraient par faire dans mon article « Dans une bataille entre Trump et la Réserve fédérale, qui gagne vraiment ? ».

Cela n’a de sens qu’à ce stade du jeu. La FED va continuer à augmenter les taux d’intérêt et à réduire son bilan, quoi qu’il arrive. Ils vont utiliser les « pressions inflationnistes » prétendûment causées par les dépenses d’infrastructure de Trump et la guerre commerciale comme une excuse pour leurs actions. Trump, à son tour, va accuser la FED pour l’inévitable effondrement du marché boursier et la hausse du dollar, ce qui entraînera des difficultés à « gagner » la guerre commerciale.

Je ne sais pas si le scénario globaliste demande à Trump d’aller jusqu’à fermer complètement la FED, mais rassurez-vous, s’il le fait, il y aura des centaines d’analystes alternatifs décrétant que c’est une preuve irréfutable que Trump n’est pas une opposition contrôlée. Le plan actuel sera la fin du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale pour faire place à la réinitialisation économique mondiale et à un cadre monétaire du NOM, le tout au nom de l’arrêt d’une catastrophe initiée par « des populistes conservateurs maléfiques ».

Ne vous méprenez pas, nous assistons à une guerre de 4e génération contre le public. Toutes les autres guerres, y compris la guerre commerciale, sont un théâtre kabuki conçu pour détourner l’attention de cette réalité. Même une guerre entre Trump et la FED serait en fin de compte ridicule car les globalistes sont déjà positionnés pour exploiter le résultat d’un système dollar défaillant. Le but ? Convaincre les masses que le nationalisme souverain mène au désastre planétaire, et que la « seule solution » est de remettre le pouvoir économique et politique à une autorité centralisée de grands prêtres financiers avec une ligne directe vers le dieu de la stabilité financière.

Brandon Smith

Vers où va-t-on ?: Blockchain et énergie : nous avons tamisé la réalité que vous ne percevez pas

Vers où va-t-on ?

Blockchain et énergie : nous avons tamisé la réalité que vous ne percevez pas

Posted: 17 Aug 2018 08:33 AM PDT
Article original de Varun Sivaram, publié le 30 juillet 2018 sur le site Council on Foreign Relation
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Illustration du concept de smart city iStock/Getty Images

Les systèmes d’approvisionnement en énergie électrique dans le monde évoluent rapidement. Depuis plus d’un siècle, ces systèmes reposent en grande partie sur des centrales à combustible fossile centralisées pour générer de l’électricité et des réseaux tentaculaires pour en fournir aux utilisateurs finaux. Les services publics avaient un objectif simple : fournir de l’électricité avec une grande fiabilité et à faible coût. Mais maintenant, les gouvernements ont de nouvelles ambitions pour ces systèmes d’énergie électrique. Beaucoup exigent que ces systèmes dépendent fortement de l’énergie éolienne et solaire intermittente ; plusieurs visent également une part élevée de véhicules électriques (VE), qui peuvent solliciter les réseaux. Pour compliquer davantage la situation, les clients installent leur propre équipement, depuis les panneaux solaires jusqu’aux batteries et aux appareils intelligents, pour contrôler leur production et leur consommation d’électricité.

Alors que les services publics luttent pour maintenir un service fiable, atteindre de nouveaux objectifs stratégiques et faire face à la complexité croissante, des innovateurs colportent une solution présumée : la technologie blockchain. Les partisans de la technologie blockchain assimilent son potentiel à celui d’Internet il y a trois décennies. En 2017, les start-ups ont levé plus de 300 millions de dollars pour appliquer la technologie blockchain au secteur de l’énergie. Mais jusqu’à présent, peu de ce potentiel a été réalisé.

Notre nouveau document de discussion vise à ajouter un peu d’ordre au chaos de l’engouement autour de la technologie du blockchain. Nous avons rassemblé le plus grand ensemble de données publiquement disponibles sur les initiatives qui appliquent la blockchain au secteur de l’énergie électrique. Nous avons interviewé des douzaines de startups, d’associations à but non lucratif et d’entreprises établies. Et nous avons plongé dans trois études de cas de startups de premier plan avec des projets pilotes sur plusieurs continents.

Geographic Distribution of Blockchain Initiatives in the Electric Power Sector
Répartition géographique des initiatives de blockchain dans le secteur de l’énergie électrique
Nous avons dû passer au crible beaucoup de battage médiatique, mais nous avons finalement conclu que la blockchain pouvait jouer un rôle important dans la gestion de systèmes électriques de plus en plus complexes, grâce à sa capacité à permettre des transactions rapides, transparentes et sécurisées (de toutes sortes – pas seulement les transactions de crypto-monnaies comme Bitcoin). Aujourd’hui, la plupart des entreprises de blockchain visent à remplacer le système d’alimentation centralisé actuel par des échanges d’énergie décentralisés entre pairs, permettant par exemple aux propriétaires de systèmes photovoltaïques solaires sur leur toit de commercer entre eux dans une configuration en micro-réseau. Mais ce n’est certainement pas l’application que nous avons trouvée la plus convaincante.
Catégories d’applications Blockchain au secteur de l’énergie électrique
Nous avons plutôt déterminé que les entreprises les plus susceptibles d’obtenir une traction commerciale au cours des prochaines années travailleront en grande partie dans le cadre du système existant et s’associeront aux acteurs de ces réseaux, comme les services publics. Dans l’ensemble, les applications que nous avons découvertes appartenaient aux cinq grandes catégories suivantes :

Blockchain Initiatives in the Electric Power Sector, by Category of Application
Initiatives de blockchain dans le secteur de l’énergie électrique, par catégorie d’application
Marchés de négociation de l’électricité : Bien que l’application originale de la chaîne de blocs ait été de faciliter le commerce des cryptomonnaies, la technologie peut également être utilisée pour faciliter le commerce de l’électricité. Dans cette catégorie, deux camps ont vu le jour : certaines initiatives visent à utiliser la chaîne de blocs pour ré-imaginer fondamentalement le système électrique existant, tandis que d’autres cherchent à l’améliorer progressivement.

Transactions Peer-to-Peer : Les applications Peer-to-Peer sont peut-être le moyen le plus intuitif d’intégrer la technologie Blockchain, qui a été présentée comme un moyen de permettre des transferts d’informations peer-to-peer sans avoir besoin d’une autorité centrale. Des startups ambitieuses ont lancé des initiatives blockchain visant à révolutionner fondamentalement les mécanismes du secteur de l’énergie électrique en créant un registre transparent et immuable permettant de réaliser des transactions virtuelles et permettant aux particuliers ou aux entreprises de vendre de l’électricité générée par des batteries ou des panneaux solaires. Même s’il s’agit de l’application la plus populaire, nous nous attendons à ce qu’elle soit parmi les moins réussies, car elle vise à renverser les systèmes d’alimentation électrique centralisés plutôt que de gérer la complexité de ces systèmes de façon nouvelle et précieuse.

Transactions sur le réseau : Une série d’autres applications de négociation de l’électricité liées au négoce de l’électricité dans le système électrique existant sont plus susceptibles de gagner en popularité commerciale et d’être soutenues par les services publics en place et les autorités de réglementation. Il s’agit notamment de projets visant à réformer les marchés existants de l’électricité en gros en aidant à valider les transactions plus rapidement et à moindre coût, et à étayer de nouveaux marchés pour les ressources énergétiques distribuées comme « centrales électriques virtuelles ». Ces transactions à grande échelle autour du réseau dans lequel il reste intègre, même si sa forme et sa fonction changent sensiblement, seront probablement plus significatives pour l’avenir du secteur de l’énergie électrique et sa complexité toujours croissante.

Financement de l’énergie : Certaines startup ont proposé des applications pour blockchain qui impliquent l’utilisation de crypto-monnaies pour lever des fonds pour des projets énergétiques, principalement dans le domaine de l’énergie propre. Les réseaux de blockchain peuvent faciliter la levée de fonds pour les projets d’énergie renouvelable en élargissant le bassin d’investisseurs potentiels. Cependant, il n’est pas clair si un tel réseau décentralisé est effectivement nécessaire pour fournir les fonds nécessaires à la production d’énergie renouvelable pour se développer rapidement.

Attribution de durabilité: L’une des applications les plus immédiates de la blockchain au secteur électrique est son utilisation pour enregistrer et échanger les attributs de la durabilité, y compris si une unité d’électricité est renouvelable et combien d’émissions résultent de sa production. Cela pourrait aider à réduire les frictions, la fraude et les erreurs tout en élargissant la taille des marchés commerciaux régionaux pour des attributs tels que les crédits d’énergie renouvelable ou les crédits de compensation carbone. Si ces projets peuvent être intensifiés, les gouvernements pourraient devenir mieux équipés pour réguler les émissions de carbone et encourager le déploiement des énergies renouvelables.

Véhicules électriques : La popularité croissante des véhicules électriques (VE) est en train de brouiller la frontière entre les secteurs de l’énergie électrique et des transports. Cependant, les véhicules électriques font toujours face à des obstacles importants pour leur adoption par des clients, y compris la rareté et la complexité de l’infrastructure de recharge publique. Les réseaux de blockchain qui permettent aux propriétaires privés d’infrastructures de recharge de vendre des services de recharge, et les initiatives qui aident à rationaliser et à réduire les coûts de facturation, pourraient permettre une plus grande adoption des VE. En outre, des contrats intelligents pourraient également permettre aux VE de charger ou de décharger en fonction des besoins du réseau électrique, ce qui permettrait aux véhicules d’agir comme des batteries mobiles et d’aider à stabiliser le réseau.

Autres : D’autres applications de la technologie blockchain ont inclus des efforts pour gérer une gamme d’appareils connectés au réseau Internet pour aider à équilibrer la charge sur le réseau pendant les périodes de pointe. Certains services publics cherchent à utiliser des réseaux blockchain pour mieux gérer leurs infrastructures de réseau. Les initiatives réglementaires visent à permettre des transactions rapides et transparentes entre les clients et les détaillants d’électricité de leur choix. Enfin, d’autres initiatives ont cherché à appliquer la technologie blockchain pour améliorer la cybersécurité des systèmes d’énergie électrique.

Nous avons conclu le document avec des recommandations sur la politique à mener. Étant donné que le secteur de l’électricité est fortement réglementé, les décideurs joueront un rôle crucial dans la détermination du potentiel de la blockchain. Malheureusement, la blockchain est un concept étranger pour de nombreux décideurs du secteur de l’électricité. Investir dans la compréhension de la technologie et de ses applications est donc un premier pas important vers la création d’une réglementation efficace. Les décideurs devraient également soutenir le développement de normes techniques et devraient permettre aux entreprises de blockchain de mettre en place des projets de démonstration à petite échelle dans des espaces réglementaires.

Lisez le nouveau document de discussion de CFR, « Application de la technologie Blockchain au secteur de l’énergie électrique », par David Livingston, Varun Sivaram, Madison Freeman et Maximilian Fiege.

Varun Sivaram

Cet article de blog est co-écrit par Varun Sivaram et Madison Freeman, chercheur associé pour l’énergie et la politique étrangère américaine au Council on Foreign Relations, et a été adapté d’un nouveau document de discussion du programme sur la sécurité énergétique et le changement climatique : « Application de la technologie Blockchain au secteur de l’énergie électrique », par David Livingston, Varun Sivaram, Madison Freeman et Maximilian Fiege.

Note du Saker Francophone

Sans surprise, le CFR pousse à garder voire améliorer le centralisme existant (pour un Nouveau Réseau Mondial ?) et pas une decentralisation où les acteurs seraient souverains dans leurs décisions. Reste que la blockchain, si elle pouvait échapper aux oligarchies financières, pourrait effectivement permettre le développe

Vers où va-t-on ?:Quelqu’un peut-il allumer la lumière ?

Vers où va-t-on ?

Quelqu’un peut-il allumer la lumière ?

Posted: 18 Aug 2018 05:11 AM PDT
Article original de James Howard Kunstler, publié le 3 Août 2018 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Golden Showers – Terrible centre de torture (Ouvert par D. Trump, le 11/11/2017)
Waterboarding avec une petite amélioration !!

Les Gardiens de la Galaxie à la radio publique nationale étaient à côté de leurs pompes mercredi soir en signalant que « les lumières clignotent au rouge pour une attaque électorale en 2018 par la Russie. » Eh bien, n’est-ce pas une un bon début ? En effet, la NPR (National Public Radio) prépare à l’avance ses auditeurs à rejeter et à contester les prochaines élections de mi-mandat s’ils ne sont pas satisfaits des résultats. Ainsi se poursuit l’auto-sabotage institutionnel des États-Unis, avec l’aide d’un média d’information devenu le laquai de l’État profond.

Qu’est-ce que je veux dire par État profond ? La bureaucratie permanente dévolue à Washington DC, et en particulier sa « communauté des services de renseignement » largement trop développée et redondante, a atteint une masse critique pour tracer son propre chemin au sein du gouvernement plus large, établissant ses propres règles de conduite, et ne suivant pas nécessairement les règles de droit. Et elle consacre une grande part de son budget et de son influence à défendre ses propres prérogatives plutôt que les intérêts de la nation.

La Russie attaque le système électoral de l’Amérique. Trump s’en fout
Les élections de mi-mandat approchent et le président doit sérieusement protéger le système électoral de la nation de cyber-attaque.
Personnellement, je doute que le président Poutine de Russie soit assez stupide pour permettre – et encore moins diriger – a ses services secret de se mêler des prochaines élections de mi-mandat, avec ce géant américain aspirant tous les électrons numériques sur la terre via la NSA, une mâchoire sans fond de secrets interceptés. M. Poutine a également dû observer que la communauté du renseignement américaine est capable de générer des hallucinations publiques de masse, au rythme des tambours de guerre, et est déterminé à ne rien laisser passer. C’est ma théorie sur ce que la Russie est en train de faire. Si vous en avez une meilleur, entendons-la?

Un autre incident curieux s’est produit sur CNN plus tôt cette semaine quand Max Boot, membre senior du Council of Foreign Relations (La salle de repos des professeurs de l’État profond), a affronté l’historien sur la Russie et universitaire à Princeton, Stephen F. Cohen, au show d’Anderson Cooper. « La Russie nous attaque en ce moment selon le propre directeur de la sécurité nationale de Trump (Daniel Coates) ! », a déclaré M. Boot.

« J’étudie la Russie depuis quarante-cinq ans », a répondu M. Cohen. « J’ai vécu en Russie et j’ai vécu ici. Si la Russie nous attaquait, nous le saurions. »

« Vous avez toujours été un apologiste de la Russie lors de ces 45 dernières années », a riposté M. Boot.

« Je ne fais pas de diffamation envers les gens ; Je fais une analyse sérieuse de la politique de sécurité nationale », a ajouté M. Cohen. « Quand des gens comme vous appellent des gens comme moi des ‘apologistes pour la Russie’ parce que nous ne sommes pas d’accord avec votre analyse, vous criminalisez la diplomatie et la détente et vous êtes une menace à la sécurité nationale. »

L’arbitre Anderson Cooper est intervenu : « Alors, Stephen, vous dites que la Russie n’attaquait pas les États-Unis ? »

« Oui, je ne pense pas qu’elle a attaqué les États-Unis », a déclaré Cohen.

« Vous excusez la Russie en ce moment même », insista M. Boot.

« Ce sont des choses de bas niveau qui se sont passées », a déclaré M. Cohen. « Ce n’est pas le 11 septembre. Ce n’est pas Pearl Harbor. Ce ne sont pas des parachutistes russes qui descendent sur Washington. Ce genre d’hyperbole, ‘une attaque contre l’Amérique’, suggère que nous devrions attaquer la Russie… Je pense que M. Boot aurait été heureux si Trump avait ‘waterbordé‘ Poutine au sommet et l’avait fait avouer… »

Remarquez à quel point M. Cooper était étonné d’entendre que la Russie n’attaquait pas les États-Unis. C’est inconcevable dans l’univers-bien-connu-de-CNN, si puissante est l’hallucination là-bas que même le refroidisseur d’eau bouillonne d’angoisse. Oh, et en passant, est-ce que certains de vos lecteurs savent en quoi les fonctions du directeur de la sécurité nationale (M. Coates) diffèrent du directeur de la CIA (Gina Haspel) ou du directeur de la NSA (Paul M. Nakasone ) ?

Dans le cas où vous seriez mystifié de savoir pourquoi une partie considérable du public est dégoûté par les médias d’information, c’est aussi simple que cela : ils semblent être un instrument de cette bureaucratie gouvernementale permanente, obéissant, défendant ses méfaits criminels, et couvrant sa malhonnêteté. Une preuve de cela est l’inattention manifeste des médias à la dépravation politique maintenant bien documentée dans un autre bras de la communauté du renseignement, je parle du FBI – une histoire de vilenie beaucoup plus convaincante que 13 trolls russes sur Facebook et le piratage allégué (encore non prouvé) de la DNC.

Donald Trump, c’est-à-dire le Golem d’or de la grandeur, peut être un président peu appétissant et embarrassant. Mais l’État profond est-il prêt à déclencher une guerre mondiale juste pour le pousser en dehors de la scène ? Ou brûler la Constitution ? Alors que CNN se tient prêt avec ses bidons d’essence ?

James Howard Kunstler