Chistianisme et Islam

Pour essayer de jette quelques lumières sur cette question d’une actualité brûlante,il faudrait qu’existent des deux côtés, une forme pureet unifiée par une autorité suprême à laquelle,sinon au début mais à la fin,il serait possible de se référer pou savoir ce qu’il en est vraiment.
Or celle-ci existe bien du côté chrétien,tout spécialement catholique avec un catéchisme clair,accessible à tous et cohérent mais aussi une Autorité suprême,le Pape,et, quoiqu’avec moins         de force chez les orthodoxes, pour lesquels, malgré leur tendance ancienne sinon à la division mais à une forte autonomie qui se concrétise dans l’existence d’ Eglises dites justement « autocéphales »,toutes ces dernières reconnaissent au moins la primauté d’honneur et donc jusqu’à un certain point ,de doctrine au Primat de l’Eglise mère de toutes, celui qui s’appelle toujours de Constantinole alors que la ville est dominée depuis la chute de Byzance par des musulmans qui l’appellent Stamboulet ,enfin pratiquement rien du côté protestant tant celui-ci est éclaté en mille morceaux,et avec ,cette fois du côté musulman ou islamique,une violente division dès l’origine presque après la mort de Mahomet entre sunnites majoritaires et chiïtes minoritaires qui n’ont cessé dès qu’ils le pouvaient de se déchirer jusqu’à la guerre comme de nos jours,division encore plus marquée par l’absence d’Eglise hiérarchisée avec des clercs de différents rangs et de primat incontesté chez les sunnites et exactement le contraire chez les chiïtes,soit au total pas d’interlocuteur unique ou tout au moins incontesté.
Si l’on passe outre à cette question pourtant fondamentale,quelles sont les principes premiers et leur origine chez les uns et les autres,outre un monothéisme commun évident mais qu’il faut creuser pour comprendre la plus que mésentente,l’hostilité souvent armée entre ces deux monothéismes?
Pour cela,il faut en revenir à l’histoire et donc à l’origine dans le temps de ces deux familles.
L’on peut passer vite sur celles du christianisme tant elle est -ou devrait être pour ceux qui en parlent-connue malgré des chipotages secondaires,il n’en va pas du tout de même pour l’Islam et là nous pouvons trouver la première clé pour comprendre plus en profondeur l’éternelle division entre ces deux monothéismes de nos jours ultra-dominants.
Cette clé,il faut aller la chercher ici:pour tous ceux qui connaissent la question et les développements qu’elle n’a cessé de connaître,l’Islam est avant tout une religion syncrétiste dont les premiers linéaments ont été précisés non dans la péninsule arabique mais dans ce foyer immémorial des religions ,au Moyen Orient,avec deux sources ,toutes deux hérétiques,juive et chrétienne sous la forme de l’éternel monophysisme à savoir l’affirmation que le Christ n’est qu’un homme,certes admirable mais non pas un Dieu fait homme avec deux natures unies mais sans confusion.
Dans la péninsule au temps de Mahomet, ces linéament étaient connus car juifs et chrétiens plus ou moins hérétiques y étaient assez nombreux et Mahomet,à la fois génie religieux et nationaliste arabe, était assez intelligent pour comprendre que la religion des siens,un paganisme parmi d’autres,n’était pas à la hauteur, en lui-même, et dans ses ambitions de chefs à la fois militaire et religieux.
Passons sur les innombrables controverses probablement jamais closes tant cette origine est obscure et pleine de légendes laudatives ou hostiles,pour en venir à l’essentiel qui est le suivant:vers le IX°siècle devant les querelles généralisées dans le monde musulman, néfastes en elles-même mais aussi pour sa diffusion,des autorités plus ou moins reconnues par tous décident d’unifier le fondement de la foi islamique,le Coran.
Un texte en arabe seulement est ainsi établi et jugé définitif et intouchable sous peine des pires accusation et sanctions.Pour le reste,les haddhits et autres paroles ou légendes de et sur Mahomet,une grande liberté demeure ,cause de conflits mais jugés comme mineurs par rapport à l’intangibilité du Coran dont il a été dit pour appuyer sa force qu’il est incréé ,sans donc intervention ou intelligence humaine,même pas celle de Mahomet qui ne fut que le récepteur passif mais doté de mémoire de la révélation divine par le seul intermédiaire d’un ange, soit un messager fidèle de Dieu.
Ce texte étant en réalité un compromis laborieux entre interprétations et surtout traditions diverses ,porte la trace indélébile de cette origine syncrétique à nouveau et fourmille de contradictions que ,pour simplifier commodément mais primairement aussi,l’on classe ,d’une part,par longueur,et,d’autre part,partisans surtout mais même chez certains adversaires sommairement en sourates mecquoises et sourates médinoises qui auraient été dictées à Mahomet après son « hégire » soit en réalité, son expulsion de la Mecque et son refuge à Médine,les premières comprenant plus ou moins arbitrairement car sans aucun témoignage historique vérifiable,des sourates pacifiques,les secondes les plus violentes.
Mais le texte étant intangible,il faut bien d’une façon ou d’une autre,plus ou moins accentuée certes,accepterle tout.La querelle entre musulmans ou islamiques modérés ou intégristes ou fondamentalistes est donc affirmée souvent mais faussée dès le principe.
Quels sont néanmoins les points communs de cette religion, outre le Coran?Ils se réduisent aux cinq piliers de l’Islam dont le seul original par rapport au judaïsme et au christianisme est le pélerinage obligatoire sauf cas de force majeure,au moins une fois dans une vie , à La Mecque,repis donc d’une certaine façon au paganisme pré-islamique puisque c’est dans cette ville que se trouvait déja la fameuse « pierre noire »- la Kaabba- qui y était un objet de vénération:le syncrétisme triple est donc bien assuré et il serait facile d’en donner mille
autres exemples.A ces points communs à tous-malgré la quasi-impossibilité pratique pour les chiÏtes de se rendre dans une des capitales du sunnisme- les musulmans ,il est capital d’en ajouter un autre déja indiqué,la reconnaissance du Christ comme très grand et avant dernier prophète prédédant le dernier, Mahomet,et qui n’est qu’un homme.
Sans entrer dans l’histoire nécessairement tumultueuse vu ses origines,tout le monde monde,même les musulmans sauf en partie les ottomans qui ne sont pas des sémites mais des turco-mongoles dont l’origine est loin dans les tréfonds non-indo-européens aussi de l’Asie centrale et ses peuples des steppes-lire l’ouvrage de René Grousset sur ce sur « les empires des steppes » ,en général éphémères mais un temps très brillants(Attila,Genghis Kkhan,Tamerlan, »la horde d’or »,les tartares,les mongoles,etc) conquérants par le fer et le sang dans l’âme et nomades aussi,chose très importante,pour comprendre que l’Islam arabe,lui aussi, a connu très vite son âge d’or dès notre haut Moyen âge et ce sur tous les plans d’où ce que de Gaulle appelait à juste titre « l’éternel romantisme arabe »,nostalgique de cet âge d’or,les resuçées de cet âge d’or étant nombreuses mais éphémères et très inégales en splendeur.
Ces splendeurs ont la plupart du temps eu pour origine des chrétiens soumis comme en Syrie,ancien membres de l’empire byzantin et gardiens sourcilleux des trésors de celui-ci que sur ordre,ils ont mis à la disposition des conquérants arabes que ce soit pour les textes religieux,philosophiques,scientifiques avec un apport conséquent pour les mathématiques de l’Inde,estétiques,etc,la seule vraie nouveauté,partielle d’ailleurs car héritée du judaïsme, étant l’interdiction de la représentation sous quelque forme que ce soit d’êtres vivants par crainte d’idolâtrie.
Mais cette traduction fut aussi une trahison du fait des musulmans s’entend, dont la source est toujours la même,la transcendance absolue d’un Dieu unique et tyrannique puisque créateur de tout et de ses créatures d’un tout autre ordre, niimage ou ressemblance avec lui, auquel l’homme doit donc se soumettre,Islam signifiant en arabe « soumission ».
Un seul exemple,metaphysisique donc premier, peut donner une vision claire du fossé ainsi établi entre christianisme et Islam,un problème très technique dont il serait inutile de donner tous les aspects tant ils sont complexes et aussi changeants selon les uns ou les autres,celui de « l’intellect agent » que pour mieux comprendre sans trop trahir l’on peut appeler banalement et compréhensiblement par tous « intelligence ».
Pour Avicenne,un des deux plus grands théologiens ,philosophes et metaphysicien arabes de cette époque vue en gros avec Averroës,l’intellect agent ou intelligence est unique,en clair les hommes n’en ont pas de propre et doivent donc s’y soumettre,profonde logique de cette religion.
Une fois cet unique fil tiré au milieu de la pelote,toute celle-ci peut se dérouler vers les deux bouts,pour les connaisseurs avec moult précisions et complications très utiles pour mieux comprendre l’enjeu considérable de cette affirmation,mais pour un public moins averti,suffisant si tout au moins il reste toujours attentif à la vérité ou en quête de celle-ci,comprendre en profondeur, cette affirmation suffit sauf à tout primariser ou ne pas trop simplifier l’enjeu.
Or cette conception est radicalement contraire au christiann
ism catholique comme orthodoxe-les protestants variant comme toujours-et est aussi contraire à l’évidence naturelle qui nous assure avec certitude que tout homme a sa propre intelligence même si son fonctionnement est en gros semblable et qu’elle existe à l’état plus ou moins développée chez tous.
Dans ces conditions quel « dialogue » est-il vraiment possible, hors répétition de banalités ou à l’inverse,écharpages verbaux ou physiques?
Le Moyen-Age chrétien avait pourtant trouvé la meilleure solution possible avec la « disputatio » qui consistait à réunir devant un auditoire plus ou moins éclairé mais silencieux,un représentant autorisé dans la mesure du possible de ces trois monothéismes,juif,chrétien,musulman dans l’ordre historie,de lui laisser en toute liberté et aucune interruptions laudatives ou critiques,exposer ses thèses puis chacun repartait chez soi librement et l’auditoire itou pour après discernement , plus ou moins éclairé ,se former par sa propre intelligence son jugement.
L’histoire montre que le théologien-philosophe chrétien l’emportait toujours,étant cohérent même si parfois très difficile devant les innombrables incohérences et contradictions de ses collègues.Déja Saint Jean Damascène,soumis aux arabes musulmans après leur conquête et chrétien avait mis à la torture ses maître temporels mais aussi ces mauvais élèves spirituels.
Les catholique et les orthodoxes,de ce côté-là tout au moins, n’ont rien à craindre ni à concéder sauf l’évidence partagée par tous,mais devant cette infériorité blessante pour l’éternel orgueil arabe issu de Mahomet,tout craindre temporellement par jalousie,envie,haine mais aussi et là il faut savoir être charitable,humiliation comme ils l’ont été au siècle passé avec la colonisation de toutes leurs terres sans exception par des nations de tradition plus que de réalité chrétiennes.De Gaulle aux partisans pas forcément consciemment méprisants et ,pour certains tout au moins, pas sans grandeur
de l’Algérie française: »N’oubliez pas l’humiliation’.
A nous donc de « réinventer » sous une forme adaptée aux réalités actuelles ces ‘disputatio » et non ces dialogues interminables et stérile car l’opposition fondamentale reste intacte. ,

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