Cedant arma togae

Georges Dumésil dans sa « Trifonctionnalité dans les sociétés indo-européennes » appelle « Guerriers » les responsables de la seconde fonction qui est appelée ici « politique ».Il ne s’agit donc nullement de contredire frontalement et a priotri la thèse énoncée en titre  mais de voir la réalité.Dans tous les régimes politiques et dans tous les pays,le Souverain est le « Chef des Armées.Que cette appellation ne soit dans les faits qu’une révérence sans contenu ne contredit nullement la thèse traditionnelle puisqu’il est toujours possible au Souverain,textes ou traditions à l’appui,de reprendre son rôle, en restant souverain dans tous les domaines.Ce retour s’est si souvent déroulé,d’une part,et le Souverain ayant été si souvent,d’autre part, un guerrier,le recours à l’histoire reste insuffisant pour trancher la question qui reste bien d’ordre théorique ou doctrinale  et quoique ou plutôt parce qu’abstraite , réelle et doit être traitée à cette hauteur,d’autant plus que le Souverain est forcément incarné officiellement ou officieusement par une seule personne et ni par une oligarchie,une aristocratie ou un peuple,même s »il agit dans un Conseil.

Néanmoins, la tension pouvant atteindre un haut degré d’intensité et les renversements  sporadiques pouvant toujours avoir lieu,il faut ne pas oublier que ceux-ci sont toujours plus ou moins éphémères puis le principe du Souverain reprend le dessus quel que soit le nom qu’on lui donne.

La question reste donc entière et une réponse doctrinale ou théorique donc réelle doit lui être donnée.

L’alternative est ainsi claire:ou les guerriers ou les magistrats,quels que soient leur nom,doivent l’emporter et comme elle est redoutable et décisive,avant d’abstraire,il faut en revenir à la réalité qui ,elle,est concrète.Que dit-celle-ci?Le souverain même guerrier,est avant tout un magistrat suprême.La fin immuable de la politique qui est la justice est donc maintenue,tout le reste n’étant que péripéties plus ou moins durables.

Les armes cèdent donc bien à la toge,sous de multiples apparences.

Mille exemples historiques ne pouvant être cités ,l’étude d’un cas concret suffit pour justifier cette thèse.

Prenons donc celui qui  est le plus proche-et qui est actuel-celui de la France.

Le Souverain y est bien le chef des armées,quoiqu’on en pense.La question se déplace sans changer sur le fond:ce Souverain légal est-il légitime?La réponse est négative.Il est donc en état de forfaiture et où il se soumet ou il se démet,dans les deux hypothèses que ce soit officiellement ou officieusement.S’il se refuse à cette alternative,il ne fera qu’allonger et durcir la tension.

Comme rien ne garantit à l’avance la réponse,la démocratie qui permet de faire traîner les choses se révèle à nouveau comme le pire des régimes politiques et donc le plus éphémère même si le nom réduit à un masque demeure.

Exceptionnellement,un retour à l’actualité est indispensable car l’essentiel est en jeu et donc les premiers principes immuables:les élections présidentielles de 2017 mettront en question ces premiers principes,tout le reste étant secondaire:soit il en sort un Souverain devant passer à l’acte de bon ou de mauvais gré soit une période à la durée imprévisible de chaos s’ouvre puis un Souverain pouvant venir de n’importe où apparaîtra:il sera un Souverain captif,un vassal ou un Souverain ayant repris toute sa dimension.

Bref,la France est à la croisée des chemins,la seule prévision possible qui est une certitude est qu’il y aura du grabuge!

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