Providence et philosophies de l’histoire

Au fur et à mesure que l’Europe va se déchristianiser, surtout chez les « clercs laïcs » et les pays protestants ,la Providence qui,encore chez Bossuet dans son « Discours sur l’histoire universelle » est le moteur  au départ comme à la fin de l’histoire,des philosophies de l’histoire vont apparaître pour la remplacer.Deux problèmes vont néanmoins se poser à elles.D’abord trouver un nouveau moteur ou dire que l’histoire est absurde,ensuite rassembler des informations historiques sérieuses et non approximatives ou idéologiques.

Pour clore la seconde question,il suffit de dire que les connaissances historiques à cette époque sont très limitées et ne concernent que l’Europe les connaissances sur les autres civilisations étant très faibles et légendaires en grande partie.Bref,le terrain est médiocre et donc,dès le départ,ces philosophies souffrent d’un manque criant.

Sur le premier point,si l’on met à part l’hypothèse que l’histoire est absurde et ne peut donc faire l’objet d’une vraie philosophie,les moteurs vont foisonner,des plus extravagants dont il est inutile de parler tant ils se discréditent eux-même,à ceux en apparence les plus sérieux mais l’histoire ne pouvant être son propre moteur,il faut bien chercher un super-moteur non historique ou transcendant,en un mot,non pas une réalité mais une idée metaphysique appuyée sur des connaissances  très faibles.

Le florilège reste curieux et souvent ridicule mais a un point commun:ce moteur est un ersatz de Dieu,il en a tous les pouvoirs et les connaissances et visent le même but,la fin de l’histoire.

Pêle-mêle,pour les plus influents,l’Individu,une Communauté-peuple ou race-,une Raison,un Peuple au sens social et non ethnique donc une partie du vrai peuple,un petit Groupe Dirigeant-avant-garde-,la Révoluttion,un Esprit,une Idée isolée,la Science,la Technique,la Matière,etc.

Les contradictions de  cette litanie,ses répétitions,ses emprunts de l’une à l’autre  ,leur unilatéralisme ou totalitarisme,-un est tout et tout est un-,leur éclectisme,les conséquences catastrophiques qu’elles engendrent,et comme il faut bien juger l’arbre à ses fruits,les déconsidèrent aussi.

Ne restent que le relativisme,le scepticisme,le nihilisme,le fatalisme,le tragique,l’empirisme,le multi- historisme,etc.

Ainsi,comme la  révolution dévore ses enfants,les philosophies de l’histoire dévorent les leurs.

Pourtant, l’histoire continue!

Les vrais historiens vont prendre le relais au fur et à mesure que les connaissances vont se développer et commenceront à s’épanouir,après l’essai raté de Burchardt trop limité à la seule Renaissance italienne au XIX°,au XX° siècle avec comme figures de proue l’anglais Toynbee et ses « Etudes d’histoire » en une dizaine de volumes,Oswald Spengler et son « Déclin de l’Occident » en deux volumes,René Grousset et son « Bilan de l’histoire »,Jean Baptiste Duroselle et son « Tout  empire périra »,plus de la menue monnaie.

Tous s’interrogent sur le déclin de l’occident et sont pessimistes sauf les historiens chrétiens comme Toynbee et René Grousset,notamment.

Les philosophes de l’histoire sans Dieu ont échoué.

On peut affirmer par analogie que les sciences sans Dieu ont échoué ou échoueront mais ,comme dirait Kipling, »ceci est une autre histoire ».

Le temps des apocalypses est revenu comme à la fin de la république romaine,sa transformation en Empire multi-tout et tyrannique.

Seule l’Eglise catholique et universelle détient les clés,ici comme ailleurs;

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