Continuité versus révolution:ordre et mouvement,la quatrième république abattue

Oui mais pas Martel,trop passéiste mais de Gaulle qui n’avait rien de révolutionnaire-à l’un de ses proches qui lui demandait « Etes-vous révolutionnaire »,il répondit « Je continue » et à Londres « je suis chrétien ».Continuer,donc mais pas « changer » ni revenir en arrière et en tenant comte des réalités nouvelles comme toujours:la parenthèse coloniale était fermée et même si l’on en regrettait certaines grandeurs,il fallait en prendre acte car ce n’était pas la fin du monde et de la France mais d’un monde et d’une France,fort brefs d’ailleurs.

Dans un premier temps,procédant par ordre,il établit une monarchie républicaine qu’il renforça en faisant élire son Roi au suffrage universelle et non plus oligarchico-politicienne.

Dans un deuxième temps,l’empire liquidé ,forcément mal en Algérie,vu le passé,fort paisiblement ailleurs,il s’attela à donner de plus en plus de contenu à cette monarchie d’un nouveau genre mais au fond très classique,capétienne et donc indépendante avec sa propre Armée.

Puis il voulut encore aller plus loin,toujours fidèle à la vieille France mais dans des contingences nouvelles en commençant à installer la participation dans l’entreprise d’abord puis dans les provinces.

La première eut une première et notable réalisation malgré les criailleries de tous les passéistes révolutionnaires mais la seconde échoua-de très peu- devant la coalition contre-nature de ces derniers alors qu’il ne s’agissait que d’un pas de plus ce qui horrifia tous le archaïques qui en prirent conscience.Il en prit acte et partit.
Hors Pompidou,ses successeurs s’acharnèrent à revenir à un passé révolu et y parvinrent comme on le voit aujourd’hui,avec une révolution au sens originelle et astronomique du terme,le retour à la même place après un petit tour dans le « silence éternel de ces espaces infinis »,un tour pour rien-qu’une accumulation de désastres.

Tout semble perdu désormais,l’engluement dans les sables mouvants du passé ne faisant que s’accélérer dans l’inertie et même la promotion de la mort comme solution finale.

Mais « le pire n’étant jamais sûr »-pas plus que le meilleur d’ailleurs malgré le Dieu Progrès-il est nécessaire et suffisant de reprendre la tâche hélas interrompue et même détruite mais pour cela il faut se fatiguer et,pire,s’atteler et « repredre le harnais »:horreur et damnation,la révolution française n’a-t-elle pas tout fait et ne suffit-il pas d’y revenir en flemmardant?

Eh bien,non,il faut « marcher ou mourir » dusse-cela être long et épuisant mais à chaque génération sa tâche.Le choix est simple:devenir -optimistes-des imbéciles heureux ou-pessimistes- des imbéciles malheureux-Bernanos- ou tout simplement affronter l’éternelle difficulté de vivre en cessant de déserter l’humaine condition par des révolutions imaginaires.

Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers-et vous charpentières-elle est toujours la même sous des « figures » différentes,vivre et mourir debout-et Dieu s’occupera du  reste!

 

 

 

 

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