Réductionnisme=nihilisme versus constructivisme=metaphysique de l’être

L’acharnement de la science moderne -dès les deux Bacon,bien sûr anglo-saxons-à réduire tout être-un composé naturel de forme en acte et de matière en puissance- à ses composants les plus infimes pour tout expliquer et ce dans tous les domaines,le plus mortel étant celui de la biologie avec le triomphe de la biologie génétique-« le gène égoïste »  d’un crétin anglo-saxon alors que tout le monde sait que ,par exemple, l’oeil est « mis en acte » par au moins cent gènes différents placés sur plusieurs chromosomes et donc par une forme sous- jacente-,a quelque chose de diabolique.En effet,si une telle réduction permet des réussites incontestables, c’est au profit de l’abandon pragmatique de la forme,trop compliquée à expliquer.Quelle valeur faut-il donc donner à ces succès?Peu car la balance coût-bénéfice penche,d’une part,en faveur du coût financier préalable-recherche puis tout au long de la chaîne-,cette évidence étant occultée parce qu’on essaye rien d’autre,donc le résultat paraît miraculeux,faute de comparaison,et ,d’autre part,du coût intellectuel car l’arrêt rapide du processus d’invention,au vrai sens du mot soit « trouver quelque chose qui existe déjà »- comme dans la formule

« inventeur d’un trésor »-stérilise finalement l’activité intellectuelle qui devient répétitive et presque tautologique-x est x, comme dans le darwinisme dont Rémy Chauvin,grand spécialiste des insectes sociaux-« Dieu des abeilles Dieu des fourmis »-affirme qu’il ne  répète qu’à satiété que  « le plus adapté est le plus adapté »-certes mais qu’a-t-on appris et qu’en déduire ensuite si ce n’est une suite infinie d’autres lieux-communs?Ainsi les réductionnistes se confortent eux-même,se persuadent,se stérilisent tout en devenant de plus en plus hargneux et même haineux quand on nie la valeur de leur travaux.Or comme ils sont très majoritaires quantitativement,le bon peuple qui n’y connaît rien de rien mais n’entend qu’eux, relayés par des journalistes ignares crasses  croit dur comme fer à ces âneries:des trois côtés,pseudo-scietifique,journalisqus et populair, on est gagnants parce que tous peuvent flemmarder en paix et se vanter d’imaginaires exploits de connaissance face aux obscurantistes scientifiques de l’être, bien plus difficiles à comprendre, tout au moins en apparence, et la science moderne étant totalitaire comme tout ce qui est moderne,elle force tous à penser ces tautologies sous peine d’excommunication car seulement des  attardés qui pour la plupart -horreur et damnation-croient avec une force inébranlable en l’existence de ce que constate placidement Saint Thomas d’Aquin « tout le monde appelle Dieu » , car comme le disait jadis le grand entomologiste Fabre; »je ne crois pas  en Dieu,je le vois »   eux itou le voient comme le ferait le bon peuple-et il l’a fait sous des formes insuffisantes ,certes et, parfois même ,extravagantes, mais il pourrait dire comme l’eunuque éthiopien qui lisait l’Evangile au diacre Philippe qui lui demandait ce qu’il y comprenait, lui répondit: »Comment pourrais-je comprendre si l’on ne m’explique pas ».Or, on peut dire exactement la même chose pour les affaires naturelles ,et même plus facilement car on peut voir déjà quelque chose tout au moins, en observant attentivement, alors qu’on ne peut pas voir Dieu mais que ses « vestigia »,ses traces dans son oeuvre tant Il les dépasse.Il faut et il suffit donc « d’apprendre à voir » puis se faire expliquer par d’autres plus savants le pourquoi et le comment.N’est-ce donc pas ce que font les parents avec leurs enfants qu dès qu’ils voient quelque chose de nouveau pour eux  les bombardent de  « C’est  quoi » puis « Pourquoi » et « Comment »?

« Réalisme naïf » ricaneront d’un air arrogant et supérieur,les psedo-savants réductionnistes!Eh bien,pas du tout,réalisme d’Aristote,de Saint Thomas d’Aquin ce qui n’es pas rien sauf pour les crétins,puis plus tard et trop méconnu au siècle dernier ,par exemple,celui d’ Emile Meyerson dans son livre « Les mathématiques et la réalité »,ces mathématiques pouvant devenir pourtant extraordinairement abstraites mais dans le bons sens du mot « abstrait  » soit à partir de l’évidence naturelle de la réalité extérieure puis le processus commun de la connaissance qu’il serait trop long d’expliquer ici mais qui aboutit à une « adequatio  intellctus rei »,une adéquation de l’intelligence à la chose extérieure à elle,pour parler plus simplement.
Or,que faisait on naguère dans les petites classes avec « les leçons de choses » soit exactement cela?Elles avaient été imaginées et réalisées pour les enfants des plus pauvres par les Frères des écoles chrétiennes de Saint Jean Baptiste de Lassale où les enseignants étaient, à la base,simplement Frères et non Prêtres mais faisaient partie de la même Congrégation,en ville, et par les Frères du monde rural, à la campagne car les bourgeois riches se moquaient d’enseigner les pauvres et il fallut bien que l’Eglise ,comme d’habitude, s’en chargea,Charlemagne ayant déjà rendu obligatoire ce que l’on appelle de nos jours l’enseignement primaire, gratuit mais certes pas laïc.

Jules Ferry et d’autres Jules du même acabit n’eurent qu’à reprendre ces méthodes pédagogiques,en effet fort bien adaptées pour des enfants de milieu simple et très proches ou assez proches de la campagne « pour voir  des choses » puis peu-à peu ,apprendre à abstraire,quand il voulurent arracher les enfants et à l’Eglis et à leur famille pour en faire de bons petits républicains athées.Mais où trouver les cadres?Pas de problème,certaines congrégations religieuses ayant été dissoutes et leurs religieux défroqués de force,sauf ceux qui purent s’exiler mais ceux-ci n’étaient bien sûr par les plus pauvres,les Jules les trouvèrent parmi ceux-ci,le temps de former les leurs ,souvent des fils de paysans au départ,dans des écoles dits normales où régnait une discipline de fer et où on apprenait à copier traits pour traits l »enseignement catholique antérieur.On bourra le crâne à ces très jeunes gens-niveau troisième-,ils se montèrent le choux,devinrent socialistes puis communistes,pour une minorité,et se crurent des phénix qui délivreraient le genre humain des ténèbres antérieures,les hussards noirs de la République qui,en effet,n’y allaient pas de main morte comme s’en souviennent certaines joues, certains  doigts et certaines têtes,coiffées du bonnet d’âne.Mais la merveilleuse histoire ne s’arrête pas là:dans « de Jean Costes » de Péguy où celui-ci décrit la misère d’un couple d’instituteurs et où il fait la différence célèbre à juste titre entre pauvreté et misère,on apprend –  si l’Eglise payait peu,faute de moyens,  ses cadres enseignants-la bourgeoisie « Avare  et sentimentale » dixit Léon Bloy,ne les payait pas.

Puis,patatras,vinrent les pitreries de Mai 1968,les écoles normales disparurent,les instituteurs rebaptisés professeurs des écoles et comme les enseignants du secondaire recrutés puis formés dans les mêmes établissements au niveau de la licence,le collège unique crée pour primariser le secondaire,la discipline annihilée,etc.

« Fabrique des crétins »-T.Maschino ou « Pourquoi sommes-nous devenus si cons »,le linguiste Alain Bentolila.

A grande cause,l’éternelle lutte entre réductionnisme et  constructivisme au sens bien défini plus haut,ou formalisme ou autre,pourvu que soir présente cette forme en acte,idéalisme et réalisme,finalement,nihilisme à force de réduction de l’être et plénitude de l’être,grands effets.

,

idéalisme et réalisme,finalement nihilisme et être,grands effets.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s