Les états désunis ou la révolution permanente

Les états désunis ont été fondés par des révolutionnaires et subversifs qui n’ayant pu imposer leurs vues dans leurs pays d’origine,le quittèrent pour fonder sur un territoire qu’ils croyaient vierge de toute présence humaine,un monde nouveau ,rompant avec celui de la vieille Europe et ses principes désuets et appelés oppresseurs.

Mais pas de chance,ce territoire était habité depuis longtemps.Tant qu’ils restèrent une colonie,ils ne purent agir à leur guise vis-à-vis de cette population,ne pouvant la dominer que de facto et non de jure.Dans toute la Louisiane française,soit tour l’ouest du Mississpi descendu par Jacques Cartier au cours d’une aventure épique,les choses se passèrent plutôt bien avec les indiens comme au Canada du reste avec les paisibles Hurons que le Gouverneur français faisait danser avec son violon sur de la musique classique car ils l’adoraient ainsi que de chanter les cantiques latins tandis que les alliés des anglais,les Iroquois étaient des brutes sanguinaires.

Quand Napoléon,à court d’argent comme souvent,vendit la Louisiane aux américains devenus indépendants, pour une bouchée de pain,la conquête de l’ouest sauvage et brutale put commencer.

Dans le Sud profond,les immigrés eurent besoin d’une nombreuse main-d’oeuvre pour exploiter les immenses champs de coton et firent appel à des esclaves africains arrachés de leur terre et déportés.Le Républicain Lincoln,à la jeunesse étrange comme son visage presque monstrueux de laideur,arriva Diuu sait comment à la Présidence;venu du Nord-Est ,des Etats où il n’y avais pas besoin d’esclave,vu le flux continu d’immigrés débarquant à New York,il eut beau jeu d’interdire l’esclavage puisque cela ne concernait pas ses électeurs mais ruinait les sudistes.Une guerre de sécession s’en suivit,longue,la première guerre vraiment moderne disent les spécialistes,où les Sudistes quoique moins nombreux et moins riches accomplirent des exploits sous la direction de généraux de premier ordre tandis que ceux des nordistes étaient en dessus du médiocre,mais finirent par succomber sous le nombre et la violence aveugle des nordistes.Le Sud fut livré alors à a dictature de traîne-savates,les carpet baggers,ainsi appelés car ils n’avaient pour tout bien qu’un petit tapis qu’ils portaient sous le bras ,mais ayant les pleins pouvoirs,ils s’en donnèrent à coeur joie pour humilier les vaincus,les obligeant,par exemple,à passer sous la bannière étoilée contre leur gré.Julien Green,américain du sud,se souvint encore de ses aïeux obligés de subir cette humiliation.Absurdement mais comment faire autrement,les sudistes s’en prirent à leurs anciens esclaves pour essayer de faire survivre leur civilisation,bien plus raffinée que celle,primaire, des nordistes.Les

plus grands écrivains américains du siècle dernier sont d’ailleurs des sudistes comme Faulkner,Carson Mac Cullers ,et ,sans doute en premier,Flannery O’Connor d’origine irlandaise comme son nom l’indique et donc catholique,lourdement handicapée physique,morte très jeune et auteur essentiellement de deux seuls romans dont le plus connu « Et ce sont les violents qui l’emportent » donne de ce Sud encore bouleversé une image saisissante ,bien au dessus de celui de l’obsédé sexuel Roth,de Portnoy,son complexe,Zuckerman itou dont tout les gens sérieux se foutent.

Revenons un instant en arrière, à New York,du nom d’un des plus grands comtés anglais puisqui’il donna naissance à une dynastie usurpatrice avec Bolinbroke d’où l’interminable Guerre des deux roses avec ses massacres réciproques entre York et Lancastre.Elle s’appelait auparavant New Amsterdam car fondée par des immigrés venus des Pays Bas,allègrement assassinés par des immigrés anglais,tous pourtant protestants mais pas de la même sous- secte.Les pilgrims fathers n’ont donc rien découvert mais de là date la suprématie des blancs anglo-saxons protestants sur tout le pays.

En politique étrangère,presqu’à peine après leur indépendance,les yankees s’en  prirent au Mexique ex-espagnol,lui ravissant deux très gros morceaux,la Californie dont le nom des villes est toujours  espagnol et le Nouveau Mexique.En même temps et plus tard,ce furent les guerres aux CaraIbes,avec prise de Puerto Rico et de Cuba aux espagnols,la seconde laissée indépendante mais vassalisée jusqu’ à Castro,et Haïti pour mater ces impertinents anciens esclaves  noirs indépendants et en plus francophones et catholiques,un comble!La boucle fut bouclée avec la doctrine Monröe qui faisait des deux sous-continents et de leur frêle lien ,une chasse gardée des états désunis,notamment contre l’influence des anciens colonisateurs ,tous latins et catholiques,espagnols,portugais et français,la seule exception étant la petite Guyane hollandaise avec quelques îles minuscules.De Gaulle et sa France libre,la seule France en vérité,dut encore subir les foudres de roosevelt quand ,par exemple,le petit archipel de Saint Pierre et Miquelon se rallia à eux, alors qu’il était dans le viseur car très bien placé stratégiquement, comme la Guadeloupe ou la Martinique.Quand de Gaulle vint les narguer au cours d’un triomphal voyage,ils firent comme toujours dans ces cas-là,à la niche et la queue basse.

Bref,que de déchirures dans ce pays théoriquement uni!

Mais la révolution dans tout cela?Passons sur la puissante organisation des « Filles de la révolution américaine »-nom significatif quand même- et plutôt républicaine.

Révolution religieuse-le protestantisme (4000 églises « officielles )-ratée selon Chateaubriand qui y est allé très jeune-philosophique-le pragmatisme et ses infinies variations,politique-la démocratie,économique-le libéralismem^lé très vite de keynésianisme,deux idéologies contradictoires,financière-la dérégulation sans frein,affective-la mariage d’amour plus divorce à la chaîne,sexuelle et féministe-la libération,avec le mouvement New Organisation of Women fondé par deux lesbiennes Kate Millet et Betty Friedam,homosexualiste,euthanasisiste,bricolage génétique en tout genre,trans-humaniste,etc,et toujours les révolution technologiques qui s’empilent les unes sur les autres sans discrimination:tout beau ,tout nouveau pour l’homme nouveau américain « qui se fait lui-même »-Pic de la Mirandole avait déjà trouvé cela bien avant-avec un petit coup de main d’un Dieu paterne que l’on sort en cas de détresse-« God bless America » et qui figure sur les coupures  de dollars depuis l’entre-deux guerre où cela commencait à barder « In God,we trust »-étonnant pour nous français habitués à nos francs-maçons laïcards alors que presque tous les présidents  américains l’on été fiers de montrer leur ceinture mais prêtent serment sur la Bible et la main sur le coeur-qui est à gauche comme on sait et le porte-feuille à droite.

« Nous sommes bons »-le crétin en chef,bush junior et ses bombardements massifs sur l’Irak-autant de bombes que sur l’Allemagne jadis en quelques semaines seulement,exactement d’ailleurs autant que sur le Vietnam mais pendant plus longtemps quand même et à la clé deux défaites et retraites.

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