Comment le mal pourrait-il l’emporter sur le bien?

L’erreur première est d’ordre metaphysique,la science de l »être en tant qu’être et des premiers principes;

« Insensé est celui qui dit que le non-être est »-premier vers du Poème de Parménide,ou,autrement dit « Insensé est celui qui dit que Dieu n’est pas »-les Psaumes.

Cette convergence sans fusion ni division entre la philosophie première et les Saintes Ecritures ne doit rien au hasard-« Le Dieu des imbéciles »-Léon Bloy-mais à une non-contradiction en Dieu lui-même.

Comment,en effet,Dieu se contredirait-il dans la création de la nature et de la sur-nature car il se niirait lui-même?Parce que la nature est crée ex-nihilo et la sur-nature « créée » d’un trop plein d’être qui veut se diffuser en abondance?Mais comment même le plus chétif être pourrait-il être créé à partir du rien mais, au contraire, par celui qui est au suprême degré, »celui que tout le monde appelle Dieu » constate placidement Saint Thomas d’Aquin,munificent,magnanime,miséricordieux,généreux jusqu’à mourir sur une Croix pour guérir et redonner puis ,après son ascension,par le don du Saint-Esprit, élever encore plus haut la vie.

« Felix culpa  » ose chanter l’Eglise ,la veillée pascale , »qui nous a donné un tel Sauveur ».

Mais même un tel Sauveur aurait-il pu sauver quoi que ce soit s’il n’y avait plus rien de ce qui avait été créé ex-nihilo?

Non,mon « Pauvre Martin,pauvre misère »-Luther-l’âme n’est pas devenue toute noire après la pêché originel mais a gardé,grâce à la syndérèse, une invincible droiture,même dans les pires gauchissements-Saint Thomas d’Aquin,presque seul contre tous-car même Satan et les mauvais anges et ceux qu’ils ont séduits en mentant et en se faisant les singes de Dieu,ne peuvent s’empêcher de crier,certes de cris atroces, »Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » du fond des enfers d’où l’on ne revient jamais car « un abyme les sépare pour toujours »,n’en déplaise à Georges Sand qui niait l’existence de l’enfer-« Elle y a intérêt » disait l’un de ses poches-,au vieil Hugo,gâteux mais toujours erotomane,dans « La fin de Satan »,et à tous les crétins passés,présents et à venir,toutes »les belles âmes » à la Hegel.

Alors,non, »Non peccate fortiter » puisque  » Là où le mal a abondé,la grâce a sur-abonde »-mais il ne faut pas abuser,comme dirait l’autre , garder sa bonne volonté et surtout, »se prendre la tête »,voire « se la casser » mais pas contre les murs car « Il n’y a pas de forteresses inattaquables,mais des forteresses mal attaquées »-Stendhal (Beyle de son vrai nom ce qui est moins capable d’exalter l’egotisme)-et ces murs qui semblaient si infranchissables s’effondrent su eux-mêmes,un jour au l’autre, au  son de la trompette triomphale de l ‘être car ils ne sont qu’un décor en papiers mâchés autour d’une scène vide.

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