De quelques poètes:bilan provisoire

Toujours la même chose:d’un côté,les rebelles pour un rien ,les révoltés adolescents,les coeurs brisés par une plume,l’intelligence méprisée,les rapetassages de lieux-communs,les subversifs du presque rien,les aveugles contents d’eux,les révolutionnaires en peau-de-lapin,les marchands de pétards mouillée et autres farce-attrapes sinistres,les clowns triste,les « voyants qui voient toujours la même chose soit pas grand-chose,comme les drogués qu’ils sont souvent d’ailleurs,les incertains de leur identité,notamment sexuelle-,bien sûr-l’amour des petits,des humbles,des « exploités » qu’ils frôlent en les évitant soigneusement,etc.

De l’autre, les catholiques,réalistes,dramatiques,vivaces,mariés,de souche ou convertis,parfois homosexuels vrais ,tirant de leur trésor dont ils ne sont que des intendants, des « Nova et Vetera »-« des choses nouvelles et anciennes »- pour sauvegarder ,protéger,défendre,guérir , développer et élever.

Au milieu,les vrais saccagés de l’existence,dès leur enfance volée par des parents négligents ou  isolés et impuissants ou dépassés par les circonstances tempétueuses,qui font tout ce qu’ils peuvent,et parfois,ce saccage dure toute leur vie,des plus connus comme Aragon aux illustres inconnus comme Maurice Blanchard et à tous les obscurs qui finissent par se taire.Exceptionnellement et en leur honneur,un tour à l’étranger avec le palestinien Mahmoud Darwich,et ,sans doute,bien d’autres.

Ne les oublions jamais, »Ces offensés et humiliés » et prenons en considération ce qu’ils disent.

Quant aux premiers,pour ceux qui  ont le temps et le goût de la poésie,écoutons-les aussi,quand leur refoulement,volontaire ou du à l’esprit du temps si difficile à abattre,de leur catholicisme leur donne,un temps, des ailes,des fulgurances,de vraies lamentations ou béatitudes,des éclats ou des éclairs dans un ciel assombri et désespérant ou désespéré,bref,des « Nova et Vetera »,pour ne pas nous scléroser dans une tradition et vérité qui doivent être toujours vivantes et toujours existé dans les contingences toujours changeantes.

Tout ceci est vrai en poésie comme ailleurs,la poésie n’ayant rien de bien particulier pour qu’on puisse ne « vivre qu’en poésie ».

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