Insensé est celui qui dit que l’être est

L’être et le non-être copulent dans un monde d’apparences où tout est souffrance et accouchent d’un monstre sans tête,sans bras,aux mains pures mais sans mains.

 

Cachez cet être que je ne saurais voir:cette racine d’arbre me donne la nausée et me révolte.

 

Je suis celui qui est et qui n’est pas:débrouillez-vous sans moi,vous ne m’intéressez pas.

 

Demain sera meilleur qu’hier puisque rien n’est ni avant ni après mais seul le vivace et le bel aujourd’hui.Certes prophétisez la mort n’est pas bien difficile mais je suis fatigué de ma frénésie.

 

Laissez-moi m’endormir dans les bras du néant:j’étais puissant et solitaire,je veux être inerte et en communion avec les cadavres.

 

Ah quel farouche bruit font dans le crépuscule  les chênes qu’on abat pour le bûcher d’Hercule:le temps des travaux et des jours est périmé comme  l’océan des blés moissonné:la place est au désert,à le mer toujours recommencée.

 

O mort où est ta victoire:je suis mort-né et j’ai hâte de retourner au néant qui m’a un temps jeté dans le monde comme un déchet.

 

Viennent les jours,passent les heures,nulle part je n’ai ma demeure.

 

Dans mes vies antérieures,j’ai été scarabée,macchabée,androgyne,eunuque.

Qu’il vienne le temps où l’on s’éprenne:l’éternité c’est une flaque boueuse et un soleil éteint.

 

Je ne suis rien:augmentez-moi,connectez-moi à rien et à tout mais surtout laissez-moi contempler mon petit téléphone:il ne dit rien,ne montre rien,n’est rien  :repos du septième jour,des  semaines,des mois,des années,des myriades et des myriades pour rien que l’éternel retour du même.

Le monde est vieilli:l’élixir de jouvence des technologies répétitives va le faire renaître tel qu’en lui-même l’éternité le  change.

Tout changer pour que tout reste pareil:la joie vient de l’uniformité.

Etonnez-moi,Benoît:c’est fou ce que l’on s’ennuie ici.

Promis,j’avalerai des puces domestiquées,comme Protée je changerai de formes en formes,je chanterai la balade des dames de demain,sans sexe,sans yeux comme jadis en Grèce,sans bras sans tête:fi des travaux ménagers et de se prendre la tête,je veux qu’après m’avoir dévisagée,l’on m’envisage car je suis sans visage et seul le Dieu Autre peut m’en donner un.

 

Loué soit le néant,le très-bas,le ver de terre que l’on coupe et qui se reforme pour continuer sa vie de verre de terre amoureux d’une étoile.

 

L’IDEAL,IL N’Y A QUE CELA DE VRAI PUISQU’IL N’EXISTE PAS,N’A JAMAIS EXISTE ET N’EXISTERA JAMAIS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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