Macron ou « Les décombres »

Depuis quelques mois,quelques semaines,quelques jours il faut se crever les yeux comme jadis Oedipe pour ne pas voir qu’une « vieille France » est en train de s’écroule et d’être remplacée par une « nouvelle France »  dont le caractère majeur est une insignifiance hébétée et contente d’elle.
Presse écrite-en chute libre-audiovisuelle-idiovisuelle plutôt-littérature bégayante,laids-arts,musique imbécile partout cassant les « oneilles » de Pères Ubu,mornes bamboulas,jeunes clochards,clercs dévoyés Pro-mort,très jeunes filles,femmes mais aussi femmes mûres en short,marcel,tong,copains et copines de plus de 60 ans,langage ordurier, »festivals » sportifs,sous-culturels-Taubira chez l’homosexuel PY-qui se « libère »-  à Avignon,chanteurs et chanteuses sans voix devant 50 000 abrutis,otaries vautrées sur les plages,raz-de-marée des divorces à 50 ans,appels à la dénatalité sur les ondes pour « diminuer l’empreinte sur le climat »-crétinerie lancée par qui vous ne savez pas-un éphèbe androgyne dominé-ilotes braqués  sur  leur petit téléphone, »représentants du peuple » déjà en campagne ou en vacances- votants rarement plus de cent-une sorte de nouvel exode à travers les décombres et les ruines d’une société désertée par ses habitants,un « Voyage au bout de la nuit » affairé et dérisoire:quelle guerre  fuient donc  ces fantômes dans une marche à l’ombre sans fin?

 

Difficultés économiques,désert intellectuel et donc moral,masses amorphes « Apathiques et tolérantes »: »Dernières vertus d’une société mourante (Aristote)-qu’importe: »La mort fait le trottoir »-Montherlant-et s’agite  dans le bocal à cornichons.

Comme l’enfant de Goethe que son père essaie d’empêcher de se laisser mourir-de Gaulle (« J’ai tenu une morte à bout de bras ») -une cavalcade indifférente semble entraîner des foules vers le zéro et un infini de pacotille.

« Il y a combien de temps que je suis mort? » se demande Cébès au commencement de « Tête d’or » de Claudel.

Un homoncule prétend « transfigurer la nuit » mais ce n’est qu’un  Protée qui s’habille,se déshabille derrière  son miroir pour renaître une fois de plus comme un Phénix déjà moribond.

 

« On exagère,on exagère »-Guermantes dans « La recherche du temps perdu » et jamais retrouvé:comme le disait un des maîtres du pamphlet français Léon Bloy: »Il faut exagérer pour se faire entendre ».

 

PS:la référence à Rebatet ne signifie en rien approbation:tout le contraire.

 

 

 

 

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