« La démocratie n’a jamais rien fait »-de Gaulle

Certains esprits pourtant lucides comme les Papes saint Jean-Paul II et Benoît XVI ont estimé que les démocraties occidentales tendaient à devenir totalitaires.

Si ce danger est bien réel,la cause est intrinsèque à toute « démocratie » car cultivant l’impuissance, »La tolérance et l’apathie,dernières vertus des sociétés mourantes »-Aristote–devant la débâcle qu’elles sont bien au bout du compte de  s’avouer après avoir trop longtemps fermé les yeux,seul,en effet, »Un despotisme doux »-le FM Colomb,ministraillon de l’Intérieur-leur apparaissent comme leur dernière arme pour sauver un régime politique toujours défaillant comme le montre l’histoire-Athènes et autres.

Face à « la révolte des prolétariats intérieurs puis extérieurs »-Arnold Toynbee- auxquelles on peut ajouter celles des émigranst-voir aussi « La révolte des masses » de Ortega y Gassé-,laissés libres d’installation,voire appelés-Rome-seule une caste de plus en plus réduite doit faire front à tous les problèmes à la fois,tandis que le  bon peuple s’abstient de plus en plus ou vote pour des mouvements « populistes ».
Craignant de perdre le peu de pouvoir qu’ils détiennent encore alors que des bagaudes-appelés ridiculement « Zones de non-droit » quand ce sont les plus violents qui y font leurs droits et imposent leurs lois-se multiplient-voir en Gaule romaine dont les derniers défenseurs d’un Empire croulant qui ne sait plus que se répéter et donner la nationalité romaine à tous les habitants comme le fit en vain Caracalla ne ,furent ni romains,ni probablement gallo-romains mais sans doute gaulois ayant selon l’usage latinise leurs noms Aetius et Syagrius- -cette caste d’eunuques croit d’abord qu’en multipliant des lois contradictoires,confuses,mal rédigées,elles l’emporteront.
Pourtant Rome est passée de la maxime « Dura lex sed lex » à celle,finale: »Summum jus,summa injuria »-et pour cause:les lois devenant de plus en plus générales et lésant l’une ou l’autre ou toutes les communautés existantes,comme les personnes qui les composent,l’individualisme « démocratique » se transformant toujours en collectivisme fondé sur un Etat de plus en plus obèse,sur-endetté, et dont les agents se désintéressent,leur tâche étant devenues si complexes qu’elles sont irréalisables.
Le refus des « Privilèges »-lois particulières à tel ou tel personne ou communauté-engendre  cette prolifération toujours en retard sur la réalité.

Cette rage destructrice du réel au profit de fictions est à l’origine de peuples schizophrènes,d’autant plus que des réseaux de communication virtuelle et vide de sens comme de contenu se développent comme de nos jours avec internet et ses « communautés » illusoires.Des études ont ainsi montré que les plus gros utilisateurs de ces réseaux,en réalité asociaux,sont, les jeunes gens notamment,ceux qui se sentent les plus seuls et les plus désespérés.

Pour tenter d’y exister en sortant du lot informe le dernier recours est l’exhibitionnisme ou « auto-érotisme » comme le diagnostiquait déjà en 1948 le Père orthodoxe russe Florensky dans un livre collectif sue « Le mal » avec des contributions de Claudel,Mauriac,etc-Plon.

La « démocratie » unilatérale s’oppose aux régimes politiques,au sens large du terme,dit »mixtes » ou « composés » déjà prônés par Aristote ou saint Thomas d’Aquin dans lesquels les trois immuables principes du Politique se composent de façon la mieux adaptée aux circonstances,traditions,religions,histoires,réalités   des peuples:la monarchie,l’aristocratie et la démocratie avec un principe dominant mais non écrasant qui en fait l’unité:historiquement parlant c’est le principe monarchique qui,sous des formes diverses et plus ou moins organisées,l’a toujours emporté car il permet mieux que les autres la continuité mais avec souplesse.

Tout à l’inverse la « démocratie » unilatérale,bloquée par ses « principes »,  écrase les autres principes en créant in fine impuissance et néant:le temps des aventuriers issus des basses couches sociales est alors venu:Staline,Hitler,Mussolini,Mao,etc,qui au « despotisme doux » oppose « le despotisme » totalitaire » ou alors tout disparait ou est remplacé par des peuples étrangers dits « barbares » qui recueillant le meilleur du passé lui donne la puissance qu’il avait perdue par de  successives « tables rases »:ainsi Germains mais aussi Arabes,Mongols,Turcs ottomans,Mandchous,etc.

 

Le vice de toute « démocratie » est le refus de la puissance,centre de toute « politique » comme l’ont  montré en France Julien Freund et en Allemagne avant la dernière guerre Carl Schmidt qui,sans être national-socialiste, reprochait à juste titre à la République de Weimar son refus de toute puissance:résultat inévitable Hitler ou un autre.

Ainsi finissent les « démocraties » si tant est d’ailleurs qu’elles aient jamais existé:la « constitution » idéale de la Convention en 1793  était si parfaite  qu’on l’enferma dans un tabernacle puis  ces clowns sanguinaires déclenchèrent  la Terreur;de même fit plus tard Staline avec la « Constitution la plus démocratique de tous les temps » qui ne fut jamais appliquée.
Mais comme les peuples sont foncièrement inertes,voire archaïques et rêvant d’un Age d’or premier, ils tiennent à ces guenilles qui les tuent.
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