En Marche vers la castration

Révoltées et donc dominées par « la métaphysique du mal »-Bernanos-déchirées entre la nostalgie du passé et les fariboles futuristes,empruntant « Les chemins qui ne mènent nulle part »-Heidegger-mais qui les flattent car ils sont dans l’esprit vide du temps,des ilotes ivres d’elles-mêmes,refusant tout guide extérieur et intérieur,il ne leur reste comme chez Malaparte que « La Peau »-sur les os.
Bombardées de lieux-communs transgressifs partout distillés « Le changement dans la continuité » ou « Changer la vie » finissent par les amener là où jamais elles n’auraient auparavant imaginé d’aller.

Devant néanmoins faire bonne figure,elles justifient ce qu’elles détestent et qui les tuent,appelant pudeur leur exhibitionnisme, amour leurs amourettes avec des hôtes de passage,un polichinelle dans le placard à balai vite remplacé car ils ne « reconnaissent » leur originalité faite de bric et de broc,de hardes intellectuelles,d’un salmigondis de morale et de  désordres affectifs qu’elles ne cessent de justifier par des idées fausses mais libérées.
S’étant faite elle-même à partir de rien,après avoir fait table rase du passé,elles se raccrochent à tout vent de doctrine pourvu qu’ils mènent  « N’importe où hors du monde »-Baudelaire- et dès qu’elles ont du temps libre partent en voyage au loin avec des organisateurs ou seules  ou prises en mains par la canaille qui leur promet des « rencontres inoubliables » qui se terminent au plumard avec des Jules dont elle ne connaissent rien,ni la langue,ni les moeurs,ni la culture,ni la religion:extase dans « la différence ».

Revenues à leur vie morne et robotisées  par leur petit téléphone ,elles ne songent qu’à repartir encore plus loin pour dénoncer les atteintes « aux droits de l’homme » dans ces pays à  façade brillante pour les touristes et à la misère cachée avec soin.

Saisies du prurit d’actions incohérentes,elles leurs sacrifient tout jusqu’à l’inévitable déception, ou au contraire fuient  en avant vers nulle part.
Castrée de leur féminité naturelle,elles inondent tout ce qui passe indifférent à leurs côtes de « photographies » d’elles-même et des coucous qui ont un temps fait leur de nid douillet  chez elles en raflant le magot avec de belles paroles  et arridicerci.
Larmes,colères impuissantes,elles vont d’errance en errance à l’éternelle recherche du Prince charmant mais ne choisissent que des canailles qui « s’encrapulent »-Rimbaud.

Mais comme il faut faire » gagneuse »  et qu’elles n’ont plus que la peau sur les os,elles couvrent celle-ci d’onguents odoriférants et de masques  et se regardent dans leur miroir car devenues auto-érotiques-Père Florensky- plus personne ne les voyant   tant  elles sont devenues insignifiantes-des cagoles- dans ces masses anonymes des grandes villes où à force de se distinguer tout le monde ressemble à tout le monde,pense comme tout le monde et s’agite dans le vide comme tout le monde, avec  leur petit téléphone à la main espérant enfin,angoissées, y  trouver du nouveau alors qu’il ne diffuse que « L’éternel retour du même ».

« Le désert croît et la dernière femme cligne de l’oeil »

 

Entre la femme et l’homme: »Le maximum de différences dans le maximum d’identité »-d’Etienne Gilson-a fait place à « Ce jour où l’ennui  naquit de l’uniformité »-Mallarmé.

 

PLUS UNE FEMME EST SAINTE PLUS ELLE EST FEMME-GERTRUD VON LE FORT

 

 

 

PS:la femme étant avant tout contemplative,elle est objet du mépris et de haine de la part des agités du bocal.

 

 

 

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